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Possibilité de réserver : hic ! un exemplaire numéroté et dédicacé par mézigue, du premier tirage de Mes Abruzzes, mon recueil de nouvelles publié ce printemps-ci aux éditions Kirographaires.  (140 pages / 16, 95 euros)

 

Pour la petite histoire, le premier dédicataire de ce recueil de nouvelles est Christian Bourgois, dont l’humour, le goût de l’ironie et la disponibilité manquent sensiblement à l’édition actuelle. La différence petit éditeur-grand éditeur était et continue d’être sauvagement mise à mal par cet éditeur audacieux, intransigeant et terriblement humain. Fante, Brautigan, Burroughs faisaient l’essentiel de mes lectures, il y a une douzaine d’années, quand j’entamais ce livre. Il m’avait donc semblé naturel d’expédier à leur éditeur français ce que je concevais comme un roman et qui était, en fait, et demeurerait un terreau de nouvelles, dont les racines s’entrecroisent librement.

  

Christian Bourgois a reçu trois versions de ce que deviendraient Mes Abruzzes . Seul le premier texte a tenu la marée (il est resté quasiment inchangé depuis le départ). Les autres morceaux étaient définitivement réécrits en 2009 sous l’impulsion d’une invitation de Bertrand Redonnet, Stéphane Beau & co pour le webzine tempête dans un encrier. C’est beaucoup d’émotion, et d’une émotion étrangement légère, que d’achever un tel livre, dont l’histoire est déjà en elle-même tout un roman. (J’essaie d’ailleurs de convaincre Henry Noc de nous raconter cette histoire, mais depuis mon récent passage dans les colonnes du Presse Océan pour le roman retour simple, je crains qu’il nourrisse à mon égard une rancœur particulièrement sévère.)

 

Il me semblait donc aller de soi de dédier ce livre à Christian Bourgois, ou plutôt de le rappeler au souvenir de la république actuelle des lettres, particulièrement terne, molle et hypocrite.    

 

blocks_image_4_1J’ai également le plaisir de me retrouver au sommaire du recueil de nouvelles « passe le temps… » à paraître d’ici quinze jours, aux éditions du Bord du Lot. Recueil parachevant un concours de nouvelles sur le thème du « temps qui passe » Vous pouvez d’ores et déjà commander un exemplaire : nunc! 

Le thème a naturellement aiguillonné la nostalgie des auteurs. Mais on verra que ce sentiment ne s’accommode pas fort du soupçon de regret qu’on lui oppose le plus souvent, et que son aigre douceur n’est pas exclusivement dirigée vers le passé. Rivée à la création, elle prend au contraire les teintes les plus inattendues, et touche parfois à l’éternité de « l’instant qui passe ». Plus que tout autre sentiment, il convoque humour et rébellion, célébration du temps, mémoire des riens qui font la vie humaine. Un livre très chaud, douillet, et inventif. Je suis même assez surpris de me retrouver dans cet ensemble qui, je dois le dire, m’a fort impressionné par sa diversité de ton comme de façon de faire ( la nouvelle y réinvente continuellement sa définition ) N’hésitez pas. « Passe le temps » n’a rien d’un passe-temps… Loin de là. De l’écriture, tout simplement. Des écritures.